L'avis d'Amazon
La grammaire est une chanson douce est un récit où tout est prétexte pour faire la part belle à la lettre, au mot, aux jeux de langue, aux expressions plus ou moins figées, aux cortèges de paroles. Un prétexte qui va jusqu'à faire des mots de véritables objets, de véritables êtres. C'est là une invitation à savourer la langue, phrases et sentences, à laisser parler le verbe… Une invitation enrichie par les illustrations colorées de Bigre. Erik Orsenna fait ici œuvre d'académicien, avec son exactitude, sa rigueur, ses travers aussi. Sa chanson douce souffre d'une imagination un peu trop convenue, un peu trop attendue, là où Raymond Queneau avait joliment desserré la bride sur le cou de la langue. Un petit conte poétique pour tout public.
Céline Darner

Le plaisir des mots
Une grammaire en forme de conte. Voilà qui devrait réconcilier les esprits récalcitrants avec la syntaxe. Avec La grammaire est une chanson douce (Stock), le projet ambitieux d'Erik Orsenna est de transmettre la saveur de la langue à de jeunes têtes mises à mal par un enseignement scientifico-jargonneux qui a rompu avec toute notion de plaisir. Ainsi de cette analyse de la fable Le loup et l'agneau, où «les vers 27 à 29 sont constitués de deux propositions narratives qui ont pour agent S2 (le loup) et pour patient S1 (l'agneau), les prédicats emporter/manger étant complétés par une localisation spatiale (forêts)» ! Peu sensible à ces méthodes de médecin légiste, notre académicien raconte la grammaire. A travers l'histoire de deux enfants qui, rescapés d'un naufrage, échouent sur une île. Mais la tempête qui a fait chavirer le navire les a privés de parole. Qu'à cela ne tienne! M. Henri, poète et musicien, va leur faire découvrir une contrée magique peuplée de mots qui vivent leur vie, se déguisent, se marient. Certains sont conscients de leur importance : « analyse d'urine », « carburateur » ; d'autres cabriolent sans retenue : « soutien-gorge », « huile d'olive ». Parmi eux, des célibataires endurcis - les adverbes, de vrais invariables impossibles à accorder - ou des prétentieux - les pronoms, toujours prêts à piquer la place d'un nom.
Alexie Lorca, © Lire

Enivrant
Très beau ce livre. L'histoire en elle même n'est peut-être pas très attirante, mais les phrases et leurs sens si ! Ce livre nous fait penser à des petites choses au quotidien, auxquelles on ne pense pas toujours... Enrichissant donc... et enivrant !
Emilie de Florenville, Belgique

Un délice de mots
Bon, bien sûr, j'enseigne le français mais je vous assure que ça n'a rien à voir ! J'ai éprouvé un plaisir très vif à déguster ce savoureux dessert de mots acidulés, de phrases qui donnent envie d'être lues, relues, à voix haute comme à voix basse et de surcroît des illustrations qui ne gâchent rien.
Anne de l'Isère

Faire aimer les mots à ses enfants...
J'ai avalé ce livre : c'est frais et rigolo.
Avec Comme un roman, Pennac m'avait déjà séduit et aidé à faire aimer la lecture à mes enfants. Orsenna m'offre une histoire que mes enfants vont adorer.
Mes filles Céline (12 ans) et Julie (10 ans) se battent déjà pour le lire cette semaine. Je le lirai à ma dernière fille Loulou (5 ans) avant de se coucher...
Chouard Mathieu de Paris, France

 

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 © Éditions Stock 2002

 


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